Bonjour,
Je suis donc restée exactement un mois dans cet asile. Mon mari vient me voir et, je lui ai dit que je voulais partir.
Alors, il a dit à la religieuse qu'il allait me ramener à la maison. Comme réponse, elle lui a dit que le docteur était absent et, que je n'avais pas d'autorisation de sortie.
Mon mari a déclaré sur un ton de commandement et qui ne demande aucun commentaire : " Donnez la valise et les vêtements de ma femme. Le ton est réellement impératif et, je sens que vraiment il ne s'en laissera pas conter.
La valise ne contiendra qu'un objet unique : le crucifix. Et, c'est en rentrant à la maison que j'ai retrouvé l'image d'une Sainte Italienne : Sainte Rita de Cascia.
Mon mari m'a dit : " Après ton départ, j'ai retrouvé cette image sur le lit et, pour moi, cela a été un obstacle au désespoir."
Je reviens donc à la maison, entourée de ma famille. Oh ! que je les embrasse mes petites filles ! Je suis comblée de joie en les revoyant.
La petite suce son pouce et se rattache à ma jupe, comme à l'habitude.
Elles sont si heureuses en ce moment. Elles décident d'aller cueillir des fleurs, dans un champ à côté : des boutons d'or.
Elles me font la fête.

Mais, ce n'est pas fini. Car, le lendemain mon mari reçoit un courrier où on lui demande de me ramener à l'asile. Le courrier a été brulé et plus jamais nous n'avons été inquiétés.